De quoi dépendent tes suggestions
La technique suggérée et la durée suggérée ne sont pas fixes. Tes réponses de départ, tes séances passées, le moment de la journée, et les endroits où tout cela se croise.
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Deux personnes qui ouvrent l’app ne voient pas le même écran. L’ordre des techniques comme la fourchette de durée marquée sur le curseur sont bâtis pour la personne. Voici ce qui est regardé.
La durée suggérée est une fourchette, pas un nombre
La bande éclairée au-dessus du curseur veut dire « pour cette séance, ta fourchette est ici ». Le milieu de la fourchette part d’une durée de base et se décale selon sept facteurs distincts.
La durée de base. En général la durée que tu as donnée dans le questionnaire de départ. Mais dans certaines techniques elle ne vient pas de ta réponse mais de la durée appliquée dans les études — vingt-sept cycles dans la respiration par la narine gauche et droite, par exemple. La raison : dans ces techniques, descendre sous la dose n’est pas « en faire un peu moins », c’est ne pas faire la chose qui a été mesurée.
L’expérience. Pour un débutant la fourchette raccourcit ; pour une personne expérimentée elle s’allonge.
La performance générale et récente. Si tes dernières séances se sont bien passées la fourchette s’allonge ; si tu as lutté elle raccourcit. Ta moyenne générale et la moyenne de tes cinq dernières séances sont calculées séparément puis pesées ensemble. Les récentes comptent davantage.
La performance dans la même technique. La performance générale et la performance dans cette technique sont tenues à part. La même personne peut terminer la cohérente confortablement et abandonner le 4-7-8.
Le taux d’achèvement. Les séances que tu abandonnes raccourcissent la fourchette. Une séance courte terminée bat une longue abandonnée.
Le moment de la journée. Tard dans la journée la fourchette raccourcit : une séance de dix minutes à minuit n’est pas réaliste.
La série. Pour quelqu’un sur une série en cours, la fourchette s’allonge un peu.
Si un programme tourne, rien de tout cela ne s’applique : la durée devient la durée quotidienne du programme et elle est verrouillée.
L’ordre des techniques
L’ordre des cartes n’est pas fixe non plus.
Ton objectif est le déterminant principal : calme, concentration, sommeil, énergie ou « juste pour essayer ». Le moment de la journée s’ajoute par-dessus — le souffle énergisant monte le matin et descend la nuit.
Ensuite ce que tu as déjà fait aujourd’hui entre en jeu. Une technique faite aujourd’hui recule, et autre chose est suggéré à la place. Une technique que tu as faite souvent ces deux dernières semaines descend un peu, et une que tu as délaissée monte un peu.
La difficulté de la technique par rapport à ton expérience, ton score dans cette technique et ton taux d’achèvement nourrissent aussi l’ordre. Si un programme tourne et que tu n’as pas fait la séance du jour, la technique du programme passe en tête.
Aucun de ces éléments n’est assez fort pour sauter un niveau. Une technique dont tes notes de santé t’éloignent reste toujours en bas ; aucune contribution ne peut la remonter.
Là où tes réponses se modifient l’une l’autre
C’est la partie la plus intéressante. Les réponses du questionnaire n’agissent pas une par une — elles se croisent.
Âge × expérience. La première séance d’une technique arrive adoucie : dans le 4-7-8 la rétention est de quatre secondes au lieu de sept ; dans le Kapalabhati une seule série lente. Qui dit « je suis expérimenté » n’y a pas droit, et la technique arrive entière dès la première fois. Mais l’âge reprend cette dispense : quelqu’un de plus de soixante-cinq ans commence par une première séance douce même s’il est expérimenté.
Âge × interface. Au-delà de soixante-cinq ans, le niveau d’interface suggéré est Simple. C’est pour cela que la question de l’âge vient avant celle de l’interface — placée après, elle n’aurait pas pu influencer la suggestion.
Âge × objectif. Pour quelqu’un de plus de soixante-cinq ans qui dit « pour l’énergie », la technique qui se débloque n’est pas le souffle énergisant mais la narine droite. L’objectif reste le même ; la technique qui le sert change.
Santé × objectif. La même logique vaut pour les notes de santé. Si quelqu’un signale une maladie cardiaque et dit « pour l’énergie », débloquer le souffle énergisant et y accrocher un avertissement ferait se contredire l’app. Il y a une liste ordonnée pour chaque objectif, et la première technique dont on n’est pas détourné est celle qui s’ouvre.
Ton niveau d’expérience fixe le nombre de séances que demandent les verrous, et le score de ton exercice d’introduction le monte ou le baisse. Les réponses que tu as données le premier jour influencent donc encore, des mois plus tard, quelle technique s’ouvre et quand.
Tout cela sur l’appareil
Aucune des réponses du questionnaire n’est envoyée où que ce soit. Âge, notes de santé, objectif, expérience — tout reste sur l’appareil et ne sert qu’à nourrir ces calculs. Tu peux les changer dans les Réglages quand tu veux.