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TECHNIQUES

Profond et lent

Six secondes d’inspiration, six secondes d’expiration. Pas de rétention, pas d’ornement. La meilleure technique pour apprendre à se servir du diaphragme.

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Six secondes d’inspiration par le nez, six secondes d’expiration par le nez. Cinq respirations par minute.

Cela ressemble beaucoup à la respiration cohérente. La différence, c’est que le rythme est un peu plus lent et que l’accent est mis sur la profondeur.

À quoi elle sert

Cette technique enseigne la respiration diaphragmatique. La plupart des gens respirent toute la journée par le haut de la poitrine : les épaules se soulèvent un peu et le ventre ne bouge pas. C’est un schéma rapide et superficiel.

Le diaphragme — le muscle en forme de coupole sous les poumons — ouvre la partie basse du poumon quand il se contracte. Comme la circulation sanguine y est plus dense, la prise d’oxygène dans l’air y est aussi plus efficace.

Cinq respirations par minute, c’est dans la fourchette où apparaissent les effets mesurés de la respiration lente : la variabilité cardiaque augmente et la fréquence respiratoire baisse.

Comment la faire

Pose une main sur ton ventre. Dans cette technique, ta main est le meilleur des professeurs.

Inspire par le nez pendant six secondes. Que ce soit ton ventre qui monte, pas tes épaules. Cela peut paraître étrange les premières séances — c’est le contraire de l’habitude.

Expire par le nez pendant six secondes. Ne pousse pas ; laisse partir — le ventre rentre de lui-même.

Pas de rétention, pas d’attente.

Erreurs fréquentes

Respirer avec la poitrine. L’erreur la plus répandue. Si la main posée sur ton ventre ne monte pas, tu respires avec la poitrine.

Forcer l’expiration. Chasser l’air avec les muscles abdominaux est inutile. Quand le diaphragme se relâche, l’air sort tout seul.

Prendre trop d’air. Le mot « profond » induit en erreur : il ne s’agit pas de remplir à éclater, il s’agit d’atteindre le bas du poumon. Six secondes doivent passer confortablement.

En quoi elle diffère de la cohérente

En pratique les deux sont très proches. La cohérente se concentre davantage sur le rythme (cinq et demie par minute, souffle accordé au battement du cœur) ; profond et lent sur la profondeur (le diaphragme qui travaille).

Les deux sont ouvertes dès le départ dans l’app. Si tu veux installer la respiration ventrale, profond et lent convient mieux ; si tu veux installer le rythme, la cohérente.

Comment l’app la mesure

C’est une technique calme expirée par le nez, donc le son est faible. Sans rétention, la mesure est simple : le moment, la durée et la régularité de l’expiration, et si l’inspiration a été entendue.

Dans cette technique, le son de l’expiration sort très bas chez la plupart des gens. S’il n’est pas entendu, rapprocher un peu l’appareil suffit. Forcer le souffle pour le rendre audible n’est pas la bonne solution : la mesure se gâte et la technique perd son sens.

Qui doit faire attention

Aucun risque connu. Si six secondes te paraissent longues, descends à cinq — ce qui compte, c’est que le rythme soit régulier et continu.

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